(Midi Libre, jeudi 18 mai 2006)
Découvrir de nouveaux plaisirs dans ses relations amoureuses. Tels étaient les préliminaires de Lilou Plaisir, une jeune société installée à Montpellier depuis avril 2004.
Jusqu’à présent, jouets intimes, lingerie ou gels et lubrifiants étaient essentiellement vendus sur internet ou lors de ventes privées organisées par les ambassadrices du réseau.
Hier soir, Lilou Plaisir est passée aux choses sérieuses en inaugurant une boutique place Saint-Côme, en plein centre-ville. C’est le premier magasin en France basé sur un tel concept, hors Paris.
Derrière une large vitrine au contenu assez soft – les vibromasseurs et autres accessoires excitants sont remisés dans le fond de la boutique, on trouve là toute la panoplie de jouets intimes pour pimenter la vie sexuelle ou, le cas échéant, lui donner une seconde vigueur : string bonbon, corset jardin d’Eden aguichant, chocolats aux formes évocatrices… Un chocolat que l’on peut aussi chauffer au bain-marie avant un exercice mutuel de peinture sur corps…
Les prix, eux, ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Le corset jardin d’Eden, par exemple, c’est quand même 145 €.
« On veut garder une certaine sobriété en vitrine. Même dedans, il n’y a rien de choquant ou de vulgaire, pense Dean Stone, le gérant de Lilou plaisir. On vise surtout une cible féminine. Pas besoin pour les femmes de se cacher derrière leur ordinateur pour commander. Il n’y a pas de honte à avoir, elles peuvent venir à la boutique et nous sommes là pour les conseiller. » Et pour la lingerie coquine, il y a même une cabine d’essayage.
Si la boutique ouvre ce matin, la gent féminine frétillait d’aise dès la soirée inaugurale. « Ce n’est pas comme un sex-shop où l’on rentre en catimini. Ici, c’est soigné. C’est presque un mélange de boutique de galerie d’art », assure Eric.
Delphine, qu’il accompagne, est plus hésitante : « c’est bloquant, ça me laisse un peu perplexe. Je pourrais être tentée mais pas à la boutique. Je préfère commander à distance par discrétion. »
La première fois, c’est toujours un peu difficile…
J.Ce
