SEA, SEX & SUN
En verre, en latex, en silicone…On ne parle plus des
sextoys du bout des lèvres
On va acheter un
sextoy comme on achetait de la lingerie fine, il y a quelques années. Les tabous ? Il n’y en a plus. Enfin presque. Le phénomène s’est démocratisé. «
Aujourd’hui c’est presque pas normal de ne pas en avoir un », sourit Cynthia, responsable du
Love Shop Lilou Plaisir, Ã Montpellier. Oui, un
love shop et non pas un sex shop. Il n’en existe pas plus d’une dizaine en France. Dans cette boutique de la place Saint-Côme on ne trouve ni revue, ni vidéo pornographique. Uniquement des
sextoys, des
huiles de massage et quelques
dessous. «
On privilégie la sensualité et le plaisir de la femme et du couple ».
Une boutique et des produits plus soft et une médiatisation grimpante ont permis le grand boom du jouet sexuel. Et
sextoy en anglais, c’est plus classe que son appellation initiale : le gode. Son image l’est également.
«
Les gens sont plus à l’aise », poursuit Cynthia qui retrouve dans sa boutique des femmes seules, mais aussi des couples ou des hommes seuls. Et de constater: «
la majorité des utilisatrices de sextoys ont entre 25 et 35 ans, mais nous avons des clientes âgées de 20 à plus de 50 ans ».
Pour les plus hésitantes,
Lilou Plaisir organise des soirées filles dans des bars de Montpellier. On discute, on découvre, on se conseille et on teste les
sextoys. «
Une ambiance sympa et une approche plus douce qu’en boutique ».
A la tête de cette révolution des mœurs :
le canard vibrant. «
Il fait fureur ». Car la démocratisation du
sextoy passe aussi par des produits ludiques et attrayants. On en est plus à l’heure du simple godemiché phallique incolore ou couleur peau. Ça devient un casse tête tellement le choix est vaste. Des roses, des verts, des bleus, en silicone, en verre, en latex, en forme de coccinelle, de taupe, de lapin, de pingouin, de dauphin… si la couleur est accessoire, la forme l’est moins. «
Tout dépend du plaisir que l’on recherche, clitoridien ou vaginal, seul ou en couple. Il y a également le choix d’un objet vibrant ou pas, et avec différentes vitesses (jusqu’à 8 à 10 rythmes différents) », explique la responsable de
Lilou Plaisir. Les prix sont aussi très variables, de 15 à 150 euros.